PORSCHE 928 GT - 1978

55 000 €

PORSCHE 928 GT - 1978

Prix : 55 000 €

Happy 40th Birthday...!
Au début des années 70, Porsche songe à remiser sa 911 au placard et c'est la 928 qui sera

alors le fer de lance de Weissach sur le monde des GT. La nouvelle venue, pour réussir son

putsch, devra bénéficier de toutes les dernières innovations de la marque et d'un caractère affirmé.

Le cahier des charges de la future 928 est relativement simple : la future GT de Porsche doit se révéler en net progrès sur la 911 en matière de confort et d'aisance de conduite, cela avec un prix ne dépassant pas trop celui de la 911 SC. Le choix du moteur avant s'est alors imposé de lui-même pour répondre aux postula...
ts de base. Comme l'explique le docteur Bott, directeur de la recherche chez Porsche dans les années 70, dans un excellent article d'André Costa dans l'Auto-Journal de 1977, un moteur arrière ou en position centrale complique l'installation de 2 places arrière de secours, et supprime souvent un coffre de capacité acceptable. Cela est toujours possible, mais les dimensions extérieures sont alors augmentées… Pour la sécurité passive et les crash tests, un moteur avant permet d'améliorer nettement les résultats comparés à une GT à moteur arrière, ce qui est primordial pour une GT élaborée dès 1971 et qui devra durer plus de 15 ans. Dans les grandes nouveautés, Porsche étudie un V8 ouvert à 90° (angle idéal pour l'équilibre du moteur), et des boucliers en plastiques intégrés pour les petits chocs sont également à l'honneur. Pour ces derniers, deux ingénieurs allemands furent envoyés alors aux Etats-Unis pour étudier en profondeur les législations en cours et à venir, l'impact de tels pare-chocs sur la clientèle et la faisabilité d'une telle option technique. Il a fallu en outre étudier et valider la résistance de ces plastiques au vieillissement. Porsche a depuis ses débuts basé sa stratégie sur les moteurs à plat à 4 et 6 cylindres refroidis par air. Pourtant, dès 1975, Porsche fit sensation (et polémique) avec sa 924 et son 2 litres quatre cylindres en ligne, refroidi par eau de surcroît, issu de la banque d'organes Audi. Pour sa future 928, l'architecture V8 est validée, nous l'avons vu plus haut, avec un angle d'ouverture de 90°. Ce moteur devait pour de nombreuses raisons être de forte cylindrée. Il devait satisfaire aux normes antipollution les plus draconiennes, sans perdre pour autant trop de puissance. L'adaptation d'une transmission automatique devait également être possible et la puissance au litre devait rester modérée pour conserver un moteur souple, silencieux et très endurant, avec une puissance maximale valorisante cependant. La conception du moteur par elle-même n'a pas donné trop de fil à retordre aux techniciens de Porsche. Seule la courroie crantée de très grand diamètre qui entraîne les deux arbres à cames a nécessité deux ans d'étude pour arriver à un résultat satisfaisant. La personnalité du moteur devait être celle d'un moteur de tourisme. A cet effet, le choix d'un seul arbre à cames en tête par rangée de cylindres et des poussoirs hydrauliques s'est imposé de lui-même. Le résultat de telles études est une puissance de 240 ch pour un V8 de 4,5 litres et surtout un couple appréciable de 35,6 mkg à 3 600 tr/mn. La puissance sur le papier n'impressionne pas les foules aujourd'hui, mais il fait se rappeler qu'une Citroën 2CV alors contemporaine ne dépassait pas les 26 ch (!) et que des berlines 2 litres renommées dépassaient de peu les 110 ch. En outre, la crise énergétique est passée par-là, et chez Porsche, on a préféré revoir la cylindrée et la puissance à la baisse pour ne pas paraître arrogant. Enfin, comme sur les 924, la boîte est rejetée à l'arrière et est reliée au moteur via le système Transaxle qui autorise une rigidité accrue et limite les bruits de roulement. La répartition des masses est alors idéale. La carrosserie, dessinée par le designer Lapine, représente à elle seule la personnalité et le caractère de la 928. Mais derrière ces lignes de squales intemporelles se cache une réelle recherche aérodynamique. L'avant plat a été dicté par les souffleries, ce qui explique les phares escamotables et leur forme si particulière. En outre la carrosserie se doit d'être très rigide, gage d'une tenue de route améliorée et d'un équilibre sans faille. La rigidité de la coque permet en outre de travailler au mieux sur les suspensions et obtenir la tenue de route idéale. Pour un équilibre parfait, les hommes de Porsche ont donc conçu un train arrière avec un pincement des roues motrices qui reste constant, c'est-à-dire que leur position angulaire par rapport à l'axe longitudinal du véhicule reste inchangé dans toutes les attitudes. Après avoir vaincu tous les tests et essais sur le train arrière pour qu'il motrice à la perfection et qu'il guide l'équilibre de la voiture, les ingénieurs ont du travailler sur une direction assistée, tant l'adhérence des pneumatiques Pirelli P7 et la charge aérodynamique sur l'avant de la voiture était importante. Le résultat de ces études ? Un châssis qui reste un régal d'équilibre tout en ayant conservé une mobilité exceptionnelle. C'est en mars 1977, au salon de Genève, que la Porsche 928 fait ses grands débuts. A l'époque, elle est présentée comme la GT qui va progressivement éclipser la 911. On connaît aujourd'hui l'issue de cette lutte fratricide et inégale… Tout étonne en elle, à commencer par son look de soucoupe volante, son V8 de 4,5 litres et ses performances. Certes, déjà à l'époque elles sont jugées justes pour concurrencer Ferrari et Lamborghini. L'intérieur innove, à commencer par ce bloc instrument solidaire de la colonne de direction qui est réglable. Ainsi, il est enfin possible d'abaisser le volant sans que le compteur soit masqué par la jante du volant. L'intérieur en velours à damiers est bien dans le ton de la gamme Porsche 1977 et les jantes osent le style téléphone. Dès les premiers essais, la presse est dithyrambique, à tel point que l'année suivante, la Porsche 928 est élue voiture de l'année 1978. C'est la seule fois qu'une GT aura été élue jusqu'à ce jour voiture de l'année.



Livrée neuve en 1978 par le concessionnaire de Alan Johnson de San Diego, comme le confirme son carnet d'entretien, ce dernier entretiendra la voiture jusque fin 1989. Elle change de main en 2001 puis en 2004 ou elle restera en Arizona à Tuscon au mains de deux propriétaires qui en prendront grand soin comme en témoigne les factures d'entretiens. C'est alors en 2008 qu el'auto sera importé en europe avec 44000miles au compteur. Après deux collectionneurs européens, notre 928 sera enfin importée en France ou elle rejoint la collection d'un parisien passionné et très sélectif sur ses autos. Régulièrement entretenu par Porsche Velizy ou les établissements Dizier, elle a reçu sa dernière révision en juin 2018 et totalise aujourd'hui 51000 miles. Livrée avec son lot de bord son carnet et sa pochette complète, il s'agit d'une première série d'autant plus désirable à la vu de son faible kilométrage et de son entretien sérieux. Les Porsche 928 phase 1 sont des autos attirantes et exceptionnelles à plus d'un titre. Leur réelle force est sans conteste un châssis rarement égalé sur son compromis équilibre/mobilité. Le design de l'auto, surprend et fascine, et ne laisse personne indifférent. Surtout dans cette première génération de Porsche 928 avec les petits feux arrière et les pare-chocs rond sans proéminence. Enfin, le V8 et ses performances intéressantes complètent le tableau pour vous séduire.



55.000€

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