LOTUS Seven Mk1 - 1958

75 000 €

Réf : A471386 Actualisée le : 17/01/2023

LOTUS Seven Mk1 - 1958

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75 000 €

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Description

Restauration totale. Historique connu.

le véhicule
MkVII-422
Selon le certificat Lotus Cars qui est joint dans son significatif dossier historique, cette superbe Lotus MkVII / Mk7 / Seven Mk1 a été vendue par l’usine en kit le 20 Février 1958 à un certain J. Miller pour la somme de 411£. Elle était accompagnée d’un moteur Ford 100E, d’une boîte de vitesses Ford 3 rapports (100E) et ses éléments de carrosserie étaient en aluminium brut, non peints, telle qu’elle se présente toujours aujourd’hui.
Selon son numéro de châssis et les nombreuses informations présentes dans le dossier historique à ce sujet, il s’agirait de la 23ème Lotus Seven produite. Un authentique morceau d’histoire…
Historique des propriétaires
En 1959, un an après son acquisition, J. Miller passe une annonce discrète dans une revue spécialisée. Un extrait du journal dans lequel était paru cette annonce est joint dans le dossier historique. En voici le contenu :
« LOTUS VII, 1958, immaculately finished in BRG and red. Special upholstery and trim, hood tonneau, spare wheel, tuned 100E, engine, C.R. gears, many other extras, any offer considered, must sell. Miller. 32 Mansfield Hill, Chingford, E4. Tel Silverthorn 1651. »
L’auto était alors immatriculée « 4580 NO ».
En Juillet 1984, 422 reçoit une nouvelle immatriculation lorsqu’elle est acquise par R. Downham (« OSV 740 »). Ce numéro d’immatriculation la suivra jusqu’à son importation en France au début de l’année 2000.
Tous les propriétaires sont identifiés grâce à la richesse du dossier historique et à l’excellent travail effectué au cours des années par les registrars passionnés du Club Lotus 7. Après R. Downham et K. Dear, D. Ham fait l’acquisition du châssis 422 au début de l’année 1993.
De nombreuses photos de cette période jointes dans le dossier historique présentent cette Seven S1 dans une très mauvaise condition, avec un châssis attaqué par la corrosion. Il est intéressant de remarquer que, malgré son état, l’auto disposait toujours à cette date d’une combinaison de couleurs BRG/rouge, comme mentionné dans l’annonce de J. Miller en 1959.
D. Ham entreprend alors une importante restauration. Dans une correspondance entre l’un des propriétaires de 422 et John Watson (véritable autorité dans le monde de la Lotus Seven), ce dernier fait état de plusieurs éléments significatifs relevés en Avril 1996.
Le châssis était tellement rouillé qu’il fut nécessaire d’en fabriquer un nouveau, exactement conforme en tout point avec celui d’origine, ce travail ayant été effectué avec l’aide de Ken Rogers, un ancien ingénieur Lotus. Une photo d’époque du châssis neuf est jointe dans le dossier historique.
Le rarissime boîtier de direction Burman (dont 422 serait la dernière à en être encore équipée parmi les approx. 25 premières Seven construites), le moteur Ford 100E, la boîte de vitesses trois rapports, le pont arrière de Nash Metropolitan et le système de freinage furent restaurés.
Faisant suite à ces importants travaux, cette Seven Mk1 est acquise par M. Wilson, toujours avec la même immatriculation « OSV 740 ». De nombreuses factures de cette période attestent d’un entretien régulier.
Acquise au début de l’année 2000 par UK Sports Cars (P. Clugston), elle est vendue quelques mois plus tard à un passionné français. Les échanges de P. Clugston et John Watson sont joints dans le dossier historique.
Importée puis immatriculée en France au début de l’année 2000 (« 777 ZV 51 »), cette Seven Mk1 découvre alors notre beau pays pour la première fois de son histoire. Elle y est toujours demeurée depuis cette date.
En Décembre 2002, 422 est à l’honneur dans le magazine français British Cars (N°54) avec un article de quatre pages présentant l’auto en détails. Il est à noter qu’elle était équipée à cette date d’un moteur 4 cylindres BMC 948cc avec une boîte de vitesses 4 rapports.
Acquise en Septembre 2013 par un professionnel français de l’automobile de collection, elle fait l’objet à cette époque d’une nouvelle restauration abondamment documentée en photographies. Les éléments de carrosserie sont refaits à neuf, les composants du châssis, de la transmission et du train arrière sont reconditionnés. Enfin, un moteur neuf Coventry Climax 1500cc FWB avec deux carburateurs Weber et une boîte de vitesses 4 rapports (type A40) sont installés.
Il est à noter que cette spécification est conforme à l’époque. En effet, deux alternatives étaient envisageables pour le client d’une Lotus Seven Mk7 neuve en 1958. Soit un moteur Ford 100E avec une boîte de vitesses 3 rapports Ford (100E) : soit un moteur Coventry Climax avec une boîte de vitesses 4 rapports. En raison de son coût important, la seconde option était la plus rare.
Acquise en Août 2018 par son dernier propriétaire, elle a, depuis cette date été utilisée avec paricmonie tout en bénéficiant d’un entretien de qualité.
Il est à noter qu’il s’agirait, selon les mots de John Watson, de la seule Seven Mk1 qui dispose encore, à sa connaissance, du boîtier de direction Burman (« worm & nut type ») dont les seules les toutes premières Seven étaient équipées de série.
À cette époque, de nombreux clients de la marque, désireux de faire de la compétition avec leur Seven, ont retiré ce boîtier de direction au profit d’un boîtier « rack & pinion », beaucoup plus favorable pour une utilisation en compétition. Ceci pourrait expliquer que l’exemplaire qui illustre cette page aurait fait peu ou pas de compétition. Malgré cela, l’emploi du conditionnel demeure de rigueur.
Spécification actuelle
Conduite à droite
Caisse complète en aluminium brut
Moteur Coventry Climax FWB 1500cc avec deux carburateurs Weber
Boîte de vitesses 4 rapports (Type A40)
Pont Nash Metropolitan (rapport 4.89:1) – conforme à l’origine
Disques à l’avant
Tambours à l’arrière
Boîtier de direction Burman d’origine
Contenu du dossier historique
Carte grise française de collection
Certificat Lotus Cars
Nombreuses correspondances entre John Watson et certains des anciens propriétaires
Nombreuses factures récentes
Nombreuses factures d’époque
Anciens titres de circulation (ils ne sont pas tous présents dans le dossier historique)
Anciens MOTs
Anciens contrôles techniques
Plus de 400 photographies des différents travaux de restauration (avant/après)
British Cars N°54 dans lequel apparaît 422
Rapport d’expertise (Septembre 2018)
Nombreuses photos du châssis d’origine (avant la première restauration)
Extrait du journal de production de Lotus Cars dans lequel apparaît 422 avec le nom de son premier propriétaire
Extrait du journal dans lequel est parue l’annonce de la voiture en 1959
Certificat de situation administrative détaillé (Novembre 2021)
Liste de tous les propriétaires identifiés (avec date d’acquisition et date de cession)
Un morceau d’histoire
Pour ceux d’entre vous qui ont une passion pour les jeunes années de la marque Lotus et plus spécifiquement pour la Lotus Seven et son incroyable genèse, voici le graal. Une véritable pièce d’histoire prête à écrire les prochaines lignes de son existence commencée discrètement, en kit, le 20 Février 1958, au 7, Tottenham Lane, Hornsey, London.
Rares sont les Seven, quelle que soit leur série, qui peuvent justifier d’un historique aussi richement documenté et d’une condition générale aussi exceptionnelle.
Prendre le volant de cette auto, c’est reprendre contact avec la liberté qui caractérisait la fin des années 50 et le début des années 60.
Fraîchement révisée dans nos ateliers en amont de sa commercialisation, elle est prête à s’exprimer entre les mains de son futur propriétaire sans plus attendre. Les portes des plus belles manifestations d’anciennes vous sont ouvertes.

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