Description
En août 1920, STD Motors Limited voit le jour, résultant de la fusion sous un seul propriétaire des constructeurs Sunbeam, Talbot et Darracq. Au milieu des années 1920, l'ingénieur en chef de Talbot, le Suisse Georges Roesch, reçoit la mission de concevoir une toute nouvelle Talbot, qui donnera naissance à la 14/45 de 1926, un modèle à succès. Malgré une cylindrée de seulement 1 666 cm³, le moteur de cette voiture bénéficie d'une ingénierie sophistiquée : six cylindres, un vilebrequin court et rigide à 7 paliers, une distribution très légère et de grandes lumières et soupapes, ce qui permet un moteur très compact capable de monter sans danger au-delà de 5 000 tr/min et de fonctionner avec un taux de compression élevé. Ce concept, en réalité un poids plus faible et un meilleur rendement, permet d'atteindre des performances comparables à celles de moteurs bien plus gros.
Cette formule fonctionne bien et le moteur est régulièrement alésé, ce qui permet de nouveaux gains de performances. La première évolution est la 18-70 (appelée plus tard simplement Talbot 70 ou 75), dont la cylindrée passe à 2 276 cm³. Vient ensuite la Talbot 90, dotée d'un taux de compression plus élevé et d'un carburateur plus gros, ce qui augmente encore la puissance. Pour mieux rivaliser dans la catégorie des 3 litres, la cylindrée est à nouveau augmentée, à 2 969 cm³, pour donner naissance à la Talbot 105 en 1931, remplacée en 1934 par la 110 (moteur de 3 378 cm³ annoncé à 123 ch).
Grâce à son poids relativement léger et à sa conception compacte, la six-cylindres Talbot se prête très bien à la compétition, et les modèles 90 et 105 remportent de nombreux succès lors d'épreuves nationales et internationales entre 1930 et 1934.
Les difficultés financières entraînent l'effondrement de l'ensemble Sunbeam-Talbot-Darracq, et Talbot, tout comme Sunbeam, est racheté par le groupe Rootes en 1935. Talbot cesse sa production en 1938.
Commandée par son premier propriétaire, Geoffrey Wooding, au début de 1937 spécifiquement pour la compétition, cette Talbot 110 a été « préparée » par le département course de l'usine et connut quelques succès en course durant les années précédant immédiatement la guerre, avec plusieurs victoires et un tour relevé sur le circuit de Brooklands à un peu plus de 105 mph (169 km/h).
La voiture change brièvement de mains en 1938, avant d'appartenir durablement à Dick Fuggle, des garagistes R F Fuggle Ltd., de Bushey Heath, Herts, de 1939 à 1957. Très utilisée, avec environ 138 000 miles au compteur, la voiture est confiée à son nouveau propriétaire, Anthony Blight, qui doit effectuer une révision moteur importante pour pouvoir continuer à rouler régulièrement. Il parcourt encore plus de 30 000 miles avant de revendre la voiture en 1976. La 110 est peu utilisée au cours de la décennie suivante, puis est achetée en 1984 par Michael Wilcox, passionné de Talbot qui, entre autres activités, gérait un musée automobile ici même à Jersey. La voiture subit pendant les cinq années suivantes une restauration « nut and bolt » (démontage complet et remise en état de chaque pièce), la ramenant à ses spécifications d'origine dans les moindres détails.
Le propriétaire actuel a acquis la Talbot en 2002 et l'a maintenue en excellent état tout en la faisant rouler régulièrement.
La restauration menée entre 1985 et 1990 a vu la Talbot entièrement reconstruite par les spécialistes de la marque A. Archer, Motor Engineers, dans l'Essex. Le moteur a été remis aux spécifications d'origine avec un nouveau vilebrequin, la boîte de vitesses révisée et le pont arrière entièrement révisé. Un nouveau faisceau électrique a été installé et la voiture est dotée d'une pompe à essence électrique. Hormis l'entretien courant, les interventions ultérieures ont été minimes, même si un nouveau support de boîtier de direction a été monté en 2015. La 110 est en excellent état mécanique et son comportement sur route est très agréable.
La carrosserie Sports Tourer 2 portes, initialement carrossée par Vanden Plas, a également fait l'objet de beaucoup d'attention lors de la restauration des années 80. La caisse a été retirée du châssis, et les panneaux ont été démontés de la caisse. La menuiserie a été en grande partie refaite et la voiture repeinte dans sa finition verte d'origine. Le chromage a été refait, de même que la sellerie et les tapis. La voiture reste dans un état remarquable, et rien ne trahit vraiment les années écoulées depuis la restauration.
Pour compléter la capote (en bon état de fonctionnement), des glaces latérales amovibles sont fournies. Des clignotants modernes ont été installés en complément des trafficators d'origine.
L'intérieur restauré reste en bon état, avec seulement une légère patine sur les sièges en cuir vert. Le tableau de bord est complet et entièrement fonctionnel.
Une occasion presque unique d'acquérir une Talbot 110 de dernière génération, l'une des dernières Talbot à moteur Roesch, la dernière voiture équipée d'un 3,5 litres et la dernière construite dans une optique de compétition, avec son histoire de course bien à elle.
Il s'agit d'une Talbot bien connue et bien documentée dans les publications spécialisées de la marque. Son dossier historique est volumineux et comprend des détails sur son utilisation en compétition en 1937-1938 (avec photos et correspondance avec Geoffrey Wooding), ainsi que de nombreuses informations sur son historique ultérieur : carnets d'entretien de 1947 (environ 62 000 miles) jusqu'en 1976, puis de 1984 à 1992 (168 000 miles). La restauration des années 1980 est documentée en détail, avec quelques photos à l'appui.
La Talbot est accompagnée de plusieurs pièces mécaniques de rechange spécifiques et utiles.
La voiture est actuellement immatriculée à Jersey, mais le numéro d'immatriculation britannique d'origine (DXW 3) est disponible et la voiture peut être livrée avec celui-ci. Nous pouvons vous aider pour l'expédition internationale et les formalités d'importation si nécessaire.
Réf : #LA-925769
- Publiée le : 23/10/2026