1970 Alpine-Renault A110 Berlinette 1600s ex-Genda

90 000 €

Réf : A849949 Publiée le : 04/03/2026

1970 Alpine-Renault A110 Berlinette 1600s ex-Genda
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90 000 €

Description

1970 - Alpine-Renault A110 Berlinette 1600S ex-Gendarmerie

Numéro de châssis 16823

Immatriculation française
Véhicule vendu sans contrôle technique

Remarques :
L’une des 11 Berlinettes 1600S de la Gendarmerie, historique limpide, restauration/préparation méticuleuse.
En 1966, la Gendarmerie Nationale souhaitait s’équiper de plusieurs voitures françaises rapides afin d’effectuer des interceptions sur les nouvelles autoroutes qui se développaient dans le pays. Les seuls constructeurs nationaux capables de proposer une voiture rapide étaient Matra et Alpine. La Gendarmerie testa la Matra Djet, mais elle était handicapée par sa boîte 4 rapports, qui provenait … de la Renault Estafette ! Alpine, lui, proposait des 1300, qui seraient bientôt équipées du tout nouveau boîte 5 rapports issue de la R8 Gordini, introduite au printemps 1966.
Ainsi, au début avril 1966, une Berlinette 1300 fut livrée à la Gendarmerie, qui, séduite par le modèle, passa commande de 3 Berlinettes du dernier modèle à paraître, qui présentait à l’époque aussi la plus grande cylindrée des A110 : le tout nouveau 1500, présenté au Salon de l’Auto 1966. Le 29 juin 1967, trois Berlinettes 1500 furent livrées à la Gendarmerie Nationale. Lorsque le modèle 1600S apparut, une nouvelle commande fut passée et 5 voitures furent livrées le 14 avril 1970, numéros de série 16822 à 16826 : la voiture présentée ici, 16823, est la deuxième de cette série.
Les Berlinettes de la Gendarmerie sont largement modifiées par l’usine de Dieppe pour s’adapter à leur mission : un treillis métallique intégré dans le toit en polyester pour faciliter la réception radio, un planche de bord spécialement dessinée qui se distingue de la série, avec un grand compteur Kienzel unique qui fait office de tachymètre et de compte-tours, ce qui a permis l’installation d’un disque de tachographe, comme sur les camions, permettant à la hiérarchie de suivre l’activité de l’équipage même s’il n’y avait pas de limitation de vitesse, et une jupe arrière avec une grande grille pour ventiler le moteur, soumis à de hauts régimes sur les autoroutes. Une boîte de vitesses de type 364 renforcée avec un arbre long 11x34, parfaitement baptisée « couple de la Gendarmerie », en bleu Gendarmerie. Pour leur part, la Gendarmerie Nationale aurait ensuite équipé ces véhicules d’interception rapide d’un gyrophare tournant monté sur le toit, d’une radio assez imposante, d’une sirène bi-ton et, surtout, d’un lettrage Gendarmerie sur les deux portes !
La n°16823 sera livrée à la BRI d’Auxerre et enregistrée 601 1156 (6 pour le Bras, 0 pour l’année 1970, 1 pour un véhicule neuf et 1156 pour le numéro de commande à la Gendarmerie). Après un léger accident en 1971, elle fut vendue aux enchères par le service Domaines, démontée et sans pièces mécaniques, à Joël Mouetron de Cusset, Allier, qui l’immatricula 404 NE 03 en mars 1972 et la prépara pour participer à divers rallyes et courses de côte (Touraine, Ronde Cévenole, Livradois Forez, etc.). La trouvant trop lourde, il la vendit au pilote d’Auvergne Claude Michy en novembre 1972, qui participa lui-même à des rallyes avec elle, y compris le Critérium des Cévennes. Après son arrivée en Essonne au milieu des années 1970, elle fut acquise par le propriétaire actuel en 2003 et restaurée sérieusement.
Elle est actuellement présentée sans l’équipement relatif à sa carrière militaire, en bleu Alpine, modifiée avec des ailes plates, une jupe arrière amovible, une prise d’air radiateur supérieure avec un grand radiateur qui empêche le montage d’une roue de secours, un tableau de bord standard, de gros freins, une boîte de vitesses de compétition avec engrenages à-craviers et un moteur Carcreff de 1 950 cm3 préparé. L’ouverture latérale centrale du réservoir n’est pas d’origine et est une installation postérieure. Les plaques d’identification sont d’origine et rivetées avec des rivets authentiques, indiquant qu’il s’agit de la carrosserie de la n°16823. Notez que la plaque de peinture indique « S » comme couleur, pour marquer la spécificité de la couleur bleue initiale de la Gendarmerie... Il convient de noter que 3 autres 1600S seront livrées à la Gendarmerie en mars 1971 et enfin 3 dernières en novembre, il n’y eut donc que 11 Berlinettes 1600S vendues à la Gendarmerie Nationale. 9 existent encore, une a été détruite et une a disparu.

Un grand merci à M. Gilles Vallerian, expert et historien Alpine, pour son étude de cette voiture.
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